Frans, Socio-economische aspecten

 

 

 

reiser

 


Table des matières :

Le Pays

La langue

La population

Histoire

Les régions

Les Français

L’état et la politique

La situation économique et commerciale

L’industrie et les entreprises

L’éducation

L’information et la communication

La France et le monde

La France et l’Europe

Le Québec


ASPECTS SOCIO-ECONOMIQUES, POLITIQUES ET GEOGRAPHIQUES DU FRANCAIS

 

 

LE PAYS

Emblèmes de la France

Officiellement la France n'a qu'un seul emblème, le drapeau tricolore, mais au cours de son histoire, elle en a eu plusieurs autres.

Marianne

Voir l'article de fond : Marianne et http://www.brunomesrine.com/Images/c-est-mon-choix.jpg avec la photo d’Evelyne Thomas, l’actuelle « Marianne »

Blason de France

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/thumb/e/ea/Blason_du_royaume_de_France.jpg/70px-Blason_du_royaume_de_France.jpg

Symbole de la royauté, la « fleur de lys » a longtemps été l'emblème des rois de France. Selon Angelo de Gubernatis, le lis, symbole de la reproduction, représenterait la succession dynastique et l'accroissement de la population.

L'Hexagone

Inspiré de la forme géographique de la France, cet emblème a notamment été reproduit à maintes reprises sur les pièces de monnaies françaises.

Le logotype

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d5/Logo_R%C3%A9publique_Fran%C3%A7aise.png/160px-Logo_R%C3%A9publique_Fran%C3%A7aise.png

La République française s'est dotée en septembre 1999 (sous le Gouvernement Jospin) d'un logo rappelant le drapeau du pays sous la forme d'un rectangle allongé où la partie blanche prend la forme d'une effigie de Marianne vue de profil et contournée, c'est-à-dire qu'elle regarde vers le rouge. Sous le rectangle figure la devise Liberté Égalité Fraternité et sur une deuxième ligne la mention République française avec une faute de typographie (il ne faut pas de majuscule à française) mais qui ne se remarque pas trop puisque les minuscules sont représentées en petites capitales. Les majuscules associées RF constituent par ailleurs un monogramme qui a longtemps fait fonction de logo et qui figure encore sur de nombreux bâtiments publics.

Les symboles populaires

*  La baguette de pain ;

*  Le béret noir ;

*  Le pompon rouge du marin ;

*  Le camembert ;

*  Il est impossible de citer un plat national car chacune des 22 régions françaises a ses spécialités (bœuf bourguignon, cassoulet du sud-ouest, choucroute alsacienne, la quiche lorraine, le jambon beurre parisien...);

*  Le 14 juillet (bals des pompiers, flonflons et lampions, feux d'artifice, défilés militaires) ;

*  Le vin ;

*  Les cuisses de grenouilles (le Français est considéré par la vox populi étrangère comme un mangeur de cuisses de grenouilles. Les Britanniques traitent volontiers les Français de Froggies qui le leur rendent bien en les nommant rosbifs ).

Les symboles par lesquels la France est connue dans le monde

La Tour Eiffel, l'un des symboles les plus célèbres de la France

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La Tour Eiffel, l'un des symboles les plus célèbres de la France

*  La Tour Eiffel ;

*  Les droits de l'homme ;

*  La gastronomie et le vin (Bordeaux, Champagne, etc.) ;

*  Les parfums ;

*  La haute couture.

*  L'abbé Pierre. (décédé le 22 janvier 2007)

*  Le Commandant Cousteau.

Noter que cette liste est un peu déconnectée de la réalité de la France d'aujourd'hui. La France est l'un des premiers exportateurs mondiaux, présente aussi dans les techniques de pointe. Dans ses exportations vers les États-Unis, les cinq premières rubriques sont les suivantes (année 2003) :

  1. Réacteurs nucléaires, chaudières, turbines à gaz... 4,3 milliards de dollars
  2. Avions, vaisseaux spatiaux et pièces détachées : 4,2
  3. Produits pharmaceutiques : 2,5
  4. Matériel électrique et électronique pour télévisions et caméras vidéo : 2,1
  5. Boissons et alcool : 2,1.

Vous trouverez une carte générale de France sur:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Fr-map.png

 

Vous trouverez plus d’informations sur

http://fr.wikipedia.org/wiki/France et http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:France

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9ographie_de_la_France

 

Située à la pointe occidentale de l’Europe, la France a la forme d’un hexagone délimité en grande partie par des mers et des montagnes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:France_cities.png

 

Elle se caractérise par la diversité de son relief, de ses climats, de ses paysages et de ses types d’habitation.

 

La France possède 5 500 km de frontières : à l’ouest, 2 075 km de frontières maritimes sur la Manche et l’Océan atlantique et, au sud, 625 km sur la Méditerranée. Elle a également 2 800 km de frontières terrestres, dont 1 000 sont des massifs montagneux (Alpes et Pyrénées), et 195 km de frontière fluviale avec le Rhin.

Avec 550 000 km2 de superficie, elle est le pays le plus étendu de l’Europe occidentale. Elle est entourée de plusieurs Etats: au nord, la Belgique et le Luxembourg ; à l’est, l’Allemagne et la Suisse ; au sud-est l’Italie, et au sud-ouest l’Espagne.

 

Son relief est très varié,  on y trouve  :

    - des plaines (Beauce, Brie, dans le Bassin parisien, Flandre au nord, Landes au sud-ouest dans le Bassin aquitain) et des plateaux (Ardennes au nord-est et Massif armoricain à l’ouest).

    - des  chaînes de montagnes de moyenne altitude (1 200 à 1 800 m) comme le Massif central, les Vosges, le Jura ou d’altitude élevée (3 000 à 4 000m) comme les Pyrénées et les Alpes que domine le plus haut sommet d’Europe, le Mont Blanc (4 807 m).

   - des côtes aux longues plages de sable fin et de dunes (Nord, Vendée, Landes, Languedoc) et d’autres rocheuses et escarpées (Bretagne, Côte d’Azur, ouest de la Corse).

 

Plusieurs grands fleuves irriguent le pays, dont : la Seine (775 km), la plus importante voie fluviale; la Loire (1 010 km), le plus long mais peu navigable; le Rhône, qui prend sa source en Suisse à

1 800 m d’altitude, s’étend en France sur 520 km où il est entrecoupé de nombreux barrages et centrales hydro-électriques ou nucléaires.

Quatre types de climat prédominent : le climat océanique, avec des hivers doux et des étés frais, des pluies fréquentes en toutes saisons ; le climat continental, avec des hivers froids et des étés chauds, des pluies moyennes ; le climat de montagne, avec des hivers très froids et longs, de la neige, des étés parfois chauds mais souvent pluvieux ; le climat méditerranéen, enfin, avec des hivers doux, des étés chauds et secs, des pluies parfois violentes. Mais, dans l’ensemble, le climat de la France est un des plus tempérés d’Europe.

 

Si les grandes métropoles et leurs banlieues, qui concentrent désormais environ 80% de la population (95% en région parisienne), ne se différencient guère, avec leurs grands ensembles et leurs cités, les villes moyennes ou petites, les plus nombreuses, conservent souvent leurs caractéristiques régionales. Les centres-villes conservent encore des maisons de pierre et de bois, héritées du Moyen Âge, de somptueuses demeures rappellent les grandes heures des XVIIe et XVIIIe siècles, tandis que de majestueux immeubles du XIXe siècle sont les témoins des débuts du grand mouvement d’urbanisation, symbole de la France moderne.


 

LA LANGUE

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ais

 

Histoire

Voir l'article détaillé : Histoire de la langue française

On estime généralement que les Serments de Strasbourg de 842 sont le premier texte écrit en protofrançais (ou romana lingua ou encore roman). La première mention de l'existence d'une langue romane ne date que de 813, lors du synode de Tours. Il faut attendre entre 880 et 881 pour le premier texte littéraire, la Séquence de sainte Eulalie, encore qu'on puisse considérer que la langue de ce texte est plus du picard que du français lui-même. C'est en 1539 que l'ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue du droit et de l'administration.

Régi par : Académie française, Délégation générale à la langue française et aux langues de France, Service de la langue française (Belgique), Office québécois de la langue française, les Conseils supérieurs de la langue française de France, de Belgique et du Québec.

Voir aussi

*  Serments de Strasbourg

*  Séquence de sainte Eulalie

*  Édit de Villers-Cotterêts

 Littérature

Parmi les premières œuvres majeures :

*  La Chanson de Roland (Roland, Charlemagne, Olivier, Ganelon)

*  Le Roman de Renart (Goupil, Ysengrin)

*  Les romans de Chrétien de Troyes

*  Gargantua de François Rabelais

*  Défense et illustration de la langue française

Vocabulaire, Étymologie

La majorité du fonds lexical français provient du latin (en tant que langue-mère) ou bien est construit à partir des racines gréco-latines. De nombreux termes possèdent un synonyme, l'un venant de la racine latine ancienne, l'autre étant populaire. Ces doublets sont surtout présents avec un nom (populaire) et l'adjectif dérivé (savant) : mère / maternel, frère / fraternel, cheveu / capillaire, foi / fidèle, froid / frigide, œil / oculaire, sûreté / sécurité, etc.

Le francique, en tant que superstrat, a laissé quelques mots importants et les emprunts sont nombreux : d'abord à l'anglais, puis à l'italien, aux autres langues romanes, à l'arabe, etc.

Néologismes

Certains néologismes français sont constitués à partir des racines latines ou grecques :

*  logiciel, domotique...

D'autres suivent les règles de suffixation :

*  baladeur créé pour remplacer l'anglais walkman et diskman.

*  Un baladeur numérique est donc …. ?

Français régional

Certains néologismes peuvent également être empruntés au vocabulaire du français régional. On appelle français régional des mots ou des expressions employés dans certaines régions de la francophonie mais non retenus dans les dictionnaires académiques du français ou qui ne sont pas utilisés dans l'ensemble de la francophonie. Il ne s'agit pas de langue familière, mais bien du français qui a évolué de façon différente. Par exemple, au Québec, le terme clavardage est le terme officialisé par l'Office québécois de la langue française pour désigner une séance de bavardage avec un autre interlocuteur par le biais d'Internet et sous forme d'échange de texte.

Autres exemples :

*  au Canada et en Suisse : on dit mitaine pour « moufle » ;

*  en France, dans la région de Normandie, on utilise souvent clenche pour « poignée de porte », toile pour « serpillière », ce midi ou dans l'heure de midi pour « à midi », etc. ;

*  en France, dans la région de Picardie, on peut utiliser wassingue pour désigner la serpillière, tandis qu'on la nomme panosse en Suisse ;

*  en France, on dit cake pour désigner certains types de gâteaux.

*  dans le sud de la France, du Limousin au Bas-Languedoc et à la Provence, on emploie plier pour « emballer » ou « envelopper » (de l'occitan plegar, même sens).

Emprunts étrangers

Pour plus d'information, voir l'article plus détaillé.

On estime à moins de 13 % (soit 4 200 mots) les parts des mots d'origine étrangère dans la langue française courante soit environ les 35 000 mots d'un dictionnaire d'usage. 1 054 de ces mots sont d'origine anglaise, 707 italiens, 550 de l'ancien allemand, 481 des anciens langages gallo-romans, 215 arabes, 164 de l'allemand, 160 du celtique ancien, 159 espagnols, 153 hollandais, 112 perses et sanskrits, 101 des langues des indiens d'Amériques, 89 de diverses langues asiatiques, 56 de diverses langues afro-asiatiques, 55 de langues slaves et de la Baltique, 144 d'autres langues diverses.

 

 

Prononciation

Voir l'article plus détaillé.

 


 

Le statut international du français

→ Voir l'article détaillé : Français (langue officielle).

La langue française dans le monde Légende: Bleu foncé: langue maternelle ; Bleu: langue administrative ; Bleu clair: langue de culture ; vert: minorités francophones.

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La langue française dans le monde :
Bleu foncé: langue maternelle ;
Bleu: langue administrative ;
Bleu clair: langue de culture ;
vert: minorités francophones.

Le français est la langue officielle de nombreux pays, et largement utilisée dans un certain nombre d'autres. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupée au sein de la « francophonie ». Dépassant, le seul cadre linguistique, le Haut Conseil de la Francophonie est une plateforme d'échanges impliquant un tiers des pays de la planète. Ce mouvement confirme une redéfinition de la place du français dans le monde.

Le français est la langue officielle de la Convention du Mètre qui définit les unités de mesure en physique. C'est l'une des vingt langues officielles de l'Union européenne.

Le français connaît un recul de son poids sur la scène des échanges internationaux face à l'influence de l'anglais. Par exemple, l'anglais est devenu langue de référence numéro un au Comité international olympique malgré l'histoire de cette institution.

 

Les francophones

*  Voir l'article détaillé Distribution des francophones dans le monde

*  Voir aussi : Variations régionales du français

En 1998, le Haut Conseil de la Francophonie estimait les francophones « réels » à 112,6 millions auxquels il convient d'ajouter 60,6 millions de francophones qualifiés de « partiels » ou « occasionnels », soit 173,2 millions de francophones. De plus, 100 à 110 millions de « francisants », qui, citons ici le rapport officiel, « ont appris le français pendant plusieurs années et en ont gardé une maitrise variable, ou qui sont amenés à le pratiquer, même partiellement, pour leur métier. » Le même type d'étude avait été mené par ce même organisme en 1989 (rapport publié en 1990) avec 104,6 millions de francophones « réels » recensés plus 54,2 millions de « partiels », soit 158,8 millions de francophones. La progression enregistrée est importante avec un gain de 14,4 millions en 9 ans. 2 millions de ces « nouveaux » francophones sont des Français, démographie oblige, mais le gros du bataillon est fourni par le continent africain. En extrapolant ces chiffres, on peut estimer le nombre des locuteurs francophones à quelque 183 millions en 2005 et le nombre total de personnes aptes à s'exprimer en français à 290 millions. Depuis le 20 octobre 2002 le Sénégalais Abdou Diouf succède à Boutros Boutros-Ghali, comme Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie.


Le français, "langue de l'Europe"

 

Le XVIIIe siècle hérite donc d'une langue déjà fixée, qui va progressivement se diffuser, à partir de la cour, vers les provinces. Parallèlement, alors qu'elle est désormais très proche de celle que nous parlons aujourd'hui (des changements, inhérents à toute langue vivante, interviendront surtout dans la prononciation et le lexique), elle devient la langue de la diplomatie européenne. En 1714 déjà, le traité de Rastatt, qui met fin à la guerre de la Succession d'Espagne, est rédigé en français; et cette fonction diplomatique durera près de deux siècles. En 1762, la nouvelle édition du dictionnaire de l'Académie présente le français comme "presque aussi nécessaire aux étrangers que leur langue naturelle", tandis que Voltaire, dans son Siècle de Louis XIV, écrit que le français "est devenu la langue de l'Europe". En fait, cette universalité de la langue française n'est que relative: universelle, et plus précisément européenne, elle ne l'est pas à l'échelle de la population. C'est dans les chancelleries qu'apparaît la prééminence du français, ainsi que dans les milieux de la noblesse ou de la bourgeoisie cultivée.

 

 

La Révolution et la langue française

La Révolution de 1789 va avoir deux incidences sur la langue: elle va, d'une part, marquer durablement le lexique français et, d'autre part, élaborer un discours idéologique sur les rapports entre langue et nation; ce discours fonde une nouvelle politique linguistique, essentiellement centraliste.

 

 

Le rôle de la scolarisation

L'enseignement du français va prendre de plus en plus d'importance dans les lycées et les collèges du pays. On utilise l'orthographe fixée par l'Académie française (c'est, par exemple, depuis cette époque que les enfants apprennent par cœur les exceptions, comme les mots se terminant par -ou qui font leur pluriel en -oux). Une grammaire officielle est publiée en 1823. En 1830, on crée un enseignement primaire d'État, toujours en français, et en 1832 un décret précise que pour accéder à un emploi public, il faut connaître l'orthographe, qui est désormais au centre de l'enseignement.

 

Au début des années 1880, alors que Jules Ferry est ministre de l'Instruction publique, l'enseignement primaire devient gratuit, laïc et obligatoire, et l'enseignement secondaire est ouvert aux jeunes filles. Ces principes ne seront appliqués que lentement (il y faudra près de vingt-cinq ans), car l'État ne dispose pas des enseignants nécessaires, mais l'école joue désormais un rôle fondamental dans l'unification linguistique du pays.

 

 

La lutte contre les langues minoritaires

Les autres langues parlées en France vont être les grandes victimes de cette scolarisation. Les instituteurs laïcs et républicains de la IIIe République ont tendance à considérer que les patois sont le mode d'expression de la religion et de la réaction. Aussi vont-ils se lancer dans une lutte contre les langues minoritaires, interdites en classe aussi bien que dans la cour de récréation, et ce avec bonne conscience, puisqu'ils considèrent que le français est la langue du progrès. Cela ne suffit pas à éliminer dialectes et patois, qui sont d'ailleurs encore parlés au milieu du XXe siècle, même si le nombre de leurs locuteurs a beaucoup diminué.

 

Le français est désormais la seule langue de communication à l'échelle du pays, la langue d'unification dont rêvaient les révolutionnaires, et son statut va être conforté par les médias. La presse tout d'abord, puis la radio, plus tard la télévision deviennent de puissants vecteurs du français, et les quelques émissions régionales en langues minoritaires pèsent de peu de poids face à cet énorme instrument.

 

 

Le service militaire obligatoire a également joué un rôle dans cette unification linguistique. Ainsi, au début de la guerre de 1914-1918, les recrues parlent avec leurs camarades de régiment les langues locales. Très vite cependant, pour remplacer les nombreux morts des premières batailles, l'état-major reconstitue des régiments en mélangeant des recrues d'origines diverses, qui seront obligées de communiquer en français. La Grande Guerre consacre ainsi la suprématie du français.

 

 

L'expansion coloniale voir aussi http://perso.wanadoo.fr/felina/doc/colon/coloniesfr.htm

 

Si la guerre, par le brassage des conscrits de différentes origines, a conforté le statut national du français, elle a révélé en même temps un autre phénomène important. Le traité de Versailles, signé en 1919, est en effet rédigé en anglais et en français, alors que depuis deux siècles seul le français était utilisé en pareilles circonstances: c'est la fin de la suprématie diplomatique de la langue française.

 

Mais le français va connaître un autre type d'expansion. De 1878 à 1914, la France a ajouté à son empire colonial le Maroc, la Tunisie, Madagascar, l'Indochine, l'Afrique-Occidentale et l'Afrique-Équatoriale. Par ailleurs, la Belgique, pays en partie de langue française, colonise le Congo et le Ruanda-Urundi. Au Maghreb, où l'on parle arabe et berbère, en Afrique noire, où l'on parle de très nombreuses langues, le français se répand donc progressivement. Rares sont les indigènes qui vont à l'école, mais on acquiert le français de façon spontanée, car il sert dans les rapports avec les Blancs. Par ailleurs, il est la seule langue d'accès aux métiers modernes, ainsi qu'aux fonctions administratives. La colonisation permit de former une élite dirigeante qui prit le pouvoir au moment des indépendances et assura le maintien du français comme langue officielle dans tous les pays de l'Afrique naguère colonisés par la France.

 

 

Cette francophonie qui, outre l'Afrique et l'Europe (Belgique, Suisse et, dans une moindre mesure, Luxembourg), concerne des pays comme le Québec, le Liban ou le Viêt-nam, inaugure donc une nouvelle ère de la présence internationale du français. Les pays anciennement colonisés continuèrent à l'utiliser dans les différentes organisations internationales, lui assurant ainsi un statut diplomatique nouveau. Le français est aujourd'hui une des six grandes langues internationales (avec l'anglais, l'espagnol, le russe, le chinois et l'arabe).

   

Les différents français

Cette expansion géographique de la langue a créé des variations formelles, régionales et nationales. En France tout d'abord, où les langues minoritaires ont laissé, sous forme de substrat, de nombreuses traces: mots régionaux et accents. Des mots comme pastis ou pitchoun ("petit enfant") viennent du provençal; un mot comme choucroute vient de l'alsacien. Il y a, par ailleurs, un français "pied-noir", aujourd'hui en voie de disparition; des mots comme clebs pour "chien", ou flouse pour "argent" sont ainsi des emprunts à l'arabe. Il y a aussi des formes sociales différentes: on ne parle pas de la même façon au café, sur un terrain de sport, à la tribune d'un congrès. Les formes argotiques, qui passent fréquemment dans le français général, participent aussi à l'évolution du vocabulaire et le verlan, par exemple, que les adolescents se sont appropriés depuis les années 1980, laissera sans doute des traces, comme avant lui d'autres argots.

 

 

Hors de France, on trouve la même situation. Joints à l'accent, certains mots (une course pour une "excursion", en Suisse), certaines tournures (en Belgique, l'utilisation fréquente de la locution une fois) permettent de reconnaître aisément l'origine géographique de celui qui parle. Au Québec, le français a pris une forme particulière; il faut y ajouter le joual, forme populaire qui reste souvent incompréhensible pour un Français de France. En Afrique enfin, les interférences entre les langues locales et le français ont donné naissance à ce qu'on appelait naguère, avec une pointe de mépris, le "petit nègre" et qui est devenu, dans certains pays, l'outil de communication quotidien de locuteurs n'ayant pas la même langue maternelle. Ce français d'Afrique évolue beaucoup, sans que l'on puisse encore déterminer s'il tend vers une forme autonome (comme le français, l'italien ou l'espagnol ont pris leur autonomie par rapport au latin) ou si les communications modernes vont maintenir une intercompréhension avec le français de France, comme cela a été le cas pour le français du Québec.

 

L'évolution de la langue française est imprévisible. Des voix s'élèvent, depuis deux décennies, pour dénoncer l'"anglomanie". Une autre tendance résulte de la place prépondérante de l'oral, qui modèle les nouveaux contours de la langue.

 

L’HISTOIRE DE LA LANGUE en bref

 

842 : premier texte écrit en français (le Serment de Strasbourg).

1539 : le roi François Ier ordonne que le français soit employé à la place du latin dans les textes de justice.

1606 : parution du premier dictionnaire de la langue française.

1635 : création de l’Académie française qui fixe les règles de la langue.

1714 : le français est reconnu comme langue diplomatique.

1789 : Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen. (voir plus loin)

An II :  une loi impose le français dans la rédaction de tout texte public.

1832 : le roi Louis-Philippe rend obligatoire la connaissance de l’orthographe pour accéder aux emplois publics.

1881-1886 : le ministre de l’Instruction publique, Jules Ferry, crée l’enseignement gratuit, laïc et obligatoire.

1975 : loi relative à l’emploi de la langue française en France.

1992 : “ La langue de la République est le français ”, ce principe est désormais inscrit dans la Constitution.

1994 : une nouvelle loi sur l’emploi de la langue française en France remplace celle de 1975.


Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen  26 août 1789

 

 

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.
En conséquence, l'Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être Suprême, les droits suivants de l'homme et du citoyen

 

Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Article 2 - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.
Article 3 - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.
Article 4 - La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.
Article 5 - La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.
Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
Article 7 - Nul homme ne peut être accusé, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis ; mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.
Article 8 - La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée.
Article 9 - Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi.
Article 11 - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.
Article 12 - La garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l'avantage de tous, et non pour l'utilité particulière de ceux à qui elle est confiée.
Article 13 - Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.
Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.
Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.
Article 16 - Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution.
Article 17 - La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.


 

LA POPULATION

 

Données brutes

*  La France, DOM-TOM compris, compte 63 045 000 d'habitants (au 1er janvier 2005 d'après l'INSEE).

*  Structure par âge au 1er janvier 2005 (INSEE) :

*  Moins de 20 ans : 25,2 % de la population française (DOM-TOM inclus)

*  20 à 64 ans : 58,6 %

*  Plus de 65 ans : 16,2 %

*  Densité : 110 hab./km² (France Métropolitaine seulement)

*  Espérance de vie des hommes : 75,9 ans (en 2003), 76,7 ans (en 2004)

*  Espérance de vie des femmes : 82,9 ans (en 2003), 83,8 ans (en 2004)
En 2004, l'espérance de vie homme-femme passe la barre des 80 ans.

*  Taux de croissance de la population : 0,35 % (en 2003)
La France a gagné 1,7 million d'habitants entre 1999 et 2004, soit une croissance moyenne de 0,58 % par an sur cette période.

*  Taux brut de natalité : 12,7 ‰ (en 2003), 797 400 naissances en 2004.

*  Taux brut de mortalité : 9,2 ‰ (en 2003), 518 500 décès en 2004.

*  Taux de mortalité infantile (enfants de moins d'un an) : 3,9 ‰ (en 2004)

*  Indice conjoncturel de fécondité : 1,75 enfants/femme (en 2001) ; 1,86 enfant par femme pour la période 1999-2003, selon l'INSEE. Il est estimé en 2004 à 1,91, soit le deuxième chiffre en Europe après l'Irlande. 47,4 % des naissances ont lieu hors mariage.

*  Taux brut de migration : 0,64 ‰ (en 2001)

*  Solde migratoire : environ 410 000 personnes (1999-2004), soit environ 82 000 par an

*  Nombre d'entrées d'immigrés légaux : 173 000, dont 136 400 hors Union européenne (en 2003, source : Observatoire de l'immigration et de l'intégration)

Croissance démographie par région

Croissance démographique entre 1999 et 2005 des régions françaises, d'après l'enquête de l'INSEE rendue publique en janvier 2006 :

*  Guyane : + 3,48 %

*  Réunion : + 1,63 %

*  Languedoc-Roussillon  : + 1,43 %

*  Midi-Pyrénées : + 1,15 %

*  Guadeloupe : + 1 %

*  Aquitaine : + 0,93 %

*  Rhône-Alpes : + 0,89 %

*  Corse : + 0,95 %

*  Pays de la Loire : + 0,84 %

*  Bretagne : + 0,78 %

*  Provence-Alpes-Côte d'Azur :+ 0,87 %

*  Alsace : + 0,68 %

*  Martinique : + 0,62 %

*  Ile-de-France : + 0,62 %

*  Poitou-Charentes : + 0,62 %

*  Limousin : + 0,29 %

*  Centre : + 0,34 %

*  Basse-Normandie : + 0,26 %

*  Franche-Comté : + 0,38 %

*  Haute-Normandie : + 0,24 %

*  Auvergne : + 0,26 %

*  Picardie : + 0,17 %

*  Lorraine : + 0,16 %

*  Nord-Pas-de-Calais : + 0,15 %

*  Bourgogne : + 0,16 %

*  Limousin : + 0,29 %

*  Champagne-Ardenne : - 0,11 %


Repères historiques

Les premiers hominidés sont attestés dans le sud de la France il y a plus de 500.000 ans, ils donneront naissance à l'homme de Néandertal. Il y a 40.000 ans l'homme de Cro-Magnon arrive d'Afrique via le Proche-Orient et l'Europe de l'Est. La population reste longtemps stabilisée à quelques milliers d'habitants. Elle augmente brusquement avec la diffusion de l'agriculture, pour atteindre le million d'habitants au début du IIIe millénaire av. J.-C..

Les premiers Celtes atteignent la France vers -700, apportant avec eux la civilisation indo-européenne. Il y a environ 6 millions d'habitants au début de la conquête romaine en -200. A partir du IIe siècle, les invasions germaniques conduiront de nombreux peuples à s'installer sur le territoire: Alamans en Alsace, Wisigoths en Aquitaine, Burgondes en Bourgogne, Francs en Ile-de-France, Ostrogoths en Provence, Vandales en Corse...

Moyen Âge

On estime que vers la fin de l'Empire romain, la population gallo-romaine était d'environ 12,2 millions d'habitants.

Entre le Ve siècle et le VIIIe siècle, elle subit une forte diminution, puisque à l'époque de Charlemagne, vers l'an 800 elle est estimée à 8,8 millions. A cette même époque les celtes chassés d'Angleterre par les Saxons s'installent en Bretagne. La première occupation Berbère, commencée en 715 par la prise de Narbonne, est repoussée en 759.

En cinquante ans, entre 800 et 850, la chute est vertigineuse, puisqu'on estime qu'au milieu du IXe siècle, sous le règne de Charles le Chauve, elle atteint à peine 5 millions d'habitants. En 838 les Sarrasins débarquent à Marseille, il s'installeront de façon, permanente de 887 jusqu'en 973. A la même époque, les Vikings prennent pied à l'autre bout de la France. De nombreux scandinaves se fixent alors en Normandie. Le déclin est stoppé au Xe siècle, et au début du XIIIe siècle, vers 1200, la population française retrouve à peu près les chiffres qu'elle avait atteint 800 ans plus tôt, à la fin de l'Empire romain.

Un peu plus d'un siècle plus tard, en 1320, à la fin de la dynastie des Capétiens directs, sous le règne de Charles IV le Bel, la France compte environ 24 000 paroisses (1 paroisse = environ 800 habitants) et atteint pour la première fois le chiffre de 20 millions d'habitants, sur un territoire de 320 000 km² (soit une densité de 62,5 h/km²).

Au milieu du XIVe siècle, après la Grande Peste, au début du règne de Jean II le Bon, on évalue la population française entre 16 et 18 millions d'habitants sur 400 000 km², soit une densité de seulement 45 h/km². Le domaine royal couvre 300 000 km², les grands fiefs environ 100 000 km². Entre 1357 et 1453, à la fin de la Guerre de Cent Ans, la population française reste stable autour de 16,6 millions d'habitants. Ce déficit démographique va attirer en France une main d'oeuvre venue des pays voisins: Ecosse, Pays-Bas, Italie, Allemagne et Espagne principalement.

Le chiffre de 20 millions d'habitants n'est à nouveau atteint qu'après la fin du Moyen Âge, au début du XVIIe siècle, sur un territoire agrandi, donc avec une densité de population de seulement 34 h/km². Alors que 300.000 huguenots sont chassés du territoire, environ 50.000 jacobites Irlandais, et quelques milliers de catholiques Anglais ou Écossais se réfugient dans les ports Français.

Époque moderne

Jusqu'en 1795 la France métropolitaine était le pays le plus peuplé d'Europe, devant même la Russie. La France comptait alors la troisième population au monde derrière la Chine et l'Inde.

Entre 1795 et 1866, la France métropolitaine était le pays comptant la deuxième plus importante population en Europe, derrière la Russie, et la quatrième mondiale derrière la Chine, l'Inde, et la Russie

Entre 1866 et 1911, la France métropolitaine était le pays comptant la troisième plus importante population en Europe, derrière la Russie et l'Allemagne. Elle devient alors un pays d'immigrations d'abord pour les Belges puis pour les Italiens.

Entre 1911 et 1931, la France métropolitaine était le pays comptant la quatrième plus importante population en Europe, derrière la Russie, l'Allemagne et la Grande-Bretagne.

Elle a continué à connaître une importante immigration au cours du XXe siècle. Dans les années 30 est arrivées une première vague venant d'Italie et de Pologne. Puis après la seconde guerre mondiale, de nombreux Espagnols et Portugais on fuit les dictatures de leurs pays. A partir du début des années 60, ils ont été suivi par de migrants venant du Magreb puis d'Afrique noire, plus récemment de Turquie et d'Asie. Le rapatriement des Pieds-Noirs aura également une grande influence sur la démographie française. Entre 1931 et 1991, la France métropolitaine était le pays comptant la cinquième plus importante population en Europe, derrière la Russie, l'Allemagne la Grande-Bretagne et l'Italie. On compte aujourd'hui environ 4 millions d'étrangers, chiffre stable sur les dernières décennies.

Entre 1991 et 2003, la France métropolitaine était le pays comptant la quatrième plus importante population en Europe, derrière la Russie, l'Allemagne et la Grande-Bretagne.

Depuis 2003, la France métropolitaine est le pays comptant la troisième plus importante population en Europe, derrière la Russie et l'Allemagne.

Depuis 2000, on enregistre plus de naissances en France qu'en Allemagne. En Europe, seule la Russie reste devant la France en nombre de naissances (bien qu'ayant une population qui diminue).

Religion

*  Par principe, les recensements à caractère religieux sont interdits en France. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA (édition 2003-2004 sur plus de 18 000 personnes).

*  Selon l'étude CSA, 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions.

*  Un sondage IFOP d'avril 2004 nous indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.


Évolution de la population française

Évolution de la population française métropolitaine depuis 1831

image:France_population_1831.png

 

Carte des densités par département

Carte des densités par département


 

Villes, agglomérations et aires urbaines

Les 51 principales aires urbaines françaises (en 1999)

Carte des principales agglomérations en France

 

Carte des principales agglomérations en France

  1. Paris  : 11 174 743
  2. Lyon : 1 648 216
  3. Marseille : 1 516 340
  4. Lille : 1 143 125
  5. Toulouse : 964 797
  6. Nice : 933 080
  7. Bordeaux : 925 253
  8. Nantes : 711 120
  9. Strasbourg : 612 104
  10. Toulon : 564 823
  11. Lens : 550 682
  12. Rennes : 521 188
  13. Rouen : 518 316
  14. Grenoble : 514 559
  15. Montpellier : 459 916
  16. Metz : 429 588
  17. Nancy : 410 508
  18. Clermont-Ferrand : 409 558
  19. Valenciennes : 399 667
  20. Tours : 376 374
  21. Caen : 370 851
  22. Orléans : 355 811
  23. Angers : 322 624
  24. Dijon : 326 631
  25. Saint-Étienne : 321 703
  26. Brest : 303 484
  27. Le Havre : 296 159
  28. Le Mans : 293 159
  29. Reims : 291 735

L'aire urbaine de Lille déborde des frontières nationales, incluant notamment Courtrai, Mouscron et Menin en Belgique, soit un total de 1 727 525 habitants (source: INSEE 1999).

2 L'agglomération transfrontalière Genève-Annemasse est estimée en 2002 à 737 000 habitants répartis dans les Cantons suisses de Genève et de Vaud, ainsi que dans les départements de l'Ain et de la Haute-Savoie. (source: Observatoire statistique transfrontalier, 2004)

 

Immigration

Le Haut Conseil à l'intégration définit un immigré comme une personne née étrangère à l'étranger et résidant en France. Un immigré peut donc être français s'il a été naturalisé ; inversement, un étranger né en France ne sera pas considéré comme immigré.

Par sa situation géographique qui en fait un lieu de croisement des commerces et des populations, la France a toujours été un pays de migration.

Aujourd'hui, même si les autres pays d'Europe occidentale sont concernés par l'immigration, la France reste un pays à fort taux d'immigration. Selon Michèle Tribalat, démographe à l'Institut national d'études démographiques (INED), près de 14 millions de Français avaient en 1999 un parent ou un grand-parent immigré 1.

Données statistiques

La population immigrée

En 1999, la France comptait 4,31 millions d'immigrés d'après l'INSEE 3, soit 7,4 % de la population totale était d'origine étrangère. Un tiers d'entre eux environ était de nationalité française :

Immigrés : 4 310 000

 

Français par acquisition nés à l'étranger :
1 560 000

Étrangers nés à l'étranger :
2 750 000

Étrangers nés en France :
510 000

 

Étrangers : 3 260 000

Les premiers résultats du nouveau recensement semblaient indiquer une progression du nombre d'immigrés à un niveau de 4,5 millions de personnes environ.

En 1999, 45 % des immigrés étaient d'origine européenne, proportion en baisse au profit de la part d'immigrés provenant d'Afrique (39,3 %). Les deux principaux pays d'origine étaient l'Algérie (13,4 %) et le Portugal (13,3 %), devant le Maroc (12,1 %). La part de l'Asie, Turquie comprise, est en progression rapide (12,7 % en 1999 contre 3,6 % en 1975).


 

Flux d'immigration

Nouveaux immigrés en France métropolitaine (source : INSEE 2)

Année

Nombre

2000

97 083

2001

106 656

2002

123 477

2003

135 395

L'immigration vers la France est principalement d'origine africaine. Sur les 135 395 nouveaux immigrés de 2003 (même source : INSEE) :

*  90 000 venaient d'Afrique (Afrique noire et Maghreb)

*  22 192 d'Asie (dont la Turquie)

*  11 787 d'Europe (hors espace économique européen)

*  11 258 d'Amérique et d'Océanie

Les principaux pays sources de flux migratoire vers la France restent l'Algérie, le Maroc et les anciennes colonies françaises d'Afrique.

Les chiffres concernant l'immigration légale restent sujet à caution. Selon l'Observatoire statistique de l'immigration et de l'intégration, le nombre d'entrées d'immigrés légaux pour cette même année 2003 était de 173 000, dont 136 400 hors Union européenne.

Les chiffres concernant l'immigration clandestine (illégale) sont difficiles à évaluer. En mai 2005, Dominique de Villepin, alors ministre de l'intérieur, avance une estimation du nombre d'immigrés en situation irrégulière sur le territoire français : le chiffre serait de 200 000 à 400 000 personnes. 16 000 clandestins ont été reconduits aux frontières en 2004.

Causes et formes de l'immigration

Causes

Immigration économique

L'immigration économique est due au besoin français de main d'œuvre, présent depuis le milieux du XIXème siècle jusqu'à une période récente, et au besoin du migrant de subvenir à ses besoins, celui-ci arrivant généralement d'un pays défavorisé. Pour la France, l'immigration a aussi été vue comme une solution à la baisse de la natalité.

L'immigration économique reste la plus importante, de tout temps.

Formes de l'immigration

*  Du milieu du XIXe siècle à 1914, les immigrés sont originaires des pays limitrophes de la France; principalement de Belgique et d'Italie, qui constituent les deux tiers des immigrants, mais aussi d'Allemagne, de Suisse et d'Espagne, qui constituent de 7% à 9% des immigrants en France alors qu'on compte moins de 5% de Britanniques, Russes et Austro-Hongrois et que la part des étrangers non européens est quasiment nulle. Le recensement de 1851 est le premier à faire apparaître la catégorie « étranger » qui représente alors 1% de la population totale, 2 % vers 1872. Les Belges représentent 40% de cette immigration.

*  Durant l'Entre deux Guerres, les Italiens constituent le groupe le plus important, alors que l'immigration des Belges, des Suisses et des Allemands s'atténue et que celle des Espagnols(réfugiés) et des Polonais s'intensifie. Ces derniers présentent une nouveauté : ils ne viennent pas d'un pays frontalier. La Seconde Guerre mondiale provoque de nombreux départs, environ 300 000 étrangers quittent la France entre septembre 1939 et juin 1940.

*  Après la Seconde Guerre mondiale, jusqu'a la fin des années 60, les tendances précitées se maintiennent alors que l'immigration en provenance du Portugal puis du Maghreb et de l'Afrique noire s'intensifie. En 1970, l'immigration connait une forte croissance non européenne et maghrébine. En 1975, les Algériens sont le second groupe d'étrangers le plus important en France, avec un taux de 20% des immigrants.

Conséquences

Impact économique et budgétaire de l'immigration

D'après le premier rapport annuel de la Commission européenne sur la migration et l'intégration il est difficile d'obtenir une estimation fiable de la contribution budgétaire nette des immigrants.

L'âge moyen relativement jeune de la population immigrée devrait théoriquement faire d'elle une population plus active, donc payant plus d'impôts et recevant moins de prestations sociales. Mais leur taux d'emploi faible annule partiellement ou entièrement l'incidence budgétaire bénéfique et produit même des effets inverses.

Les études indiquent que l'immigration profite surtout aux immigrés eux-mêmes, ainsi qu'aux employeurs qui bénéficient de la présence d'immigrés non qualifiés. Les coûts pourraient être un peu plus élevés pour les autochtones non qualifiés, qui entrent en concurrence avec les immigrés. Toutefois les immigrés occupent souvent des emplois que les autochtones hésitent à accepter. Par ailleurs, la dépendance à l'égard de l'aide sociale est surtout importante pour les demandeurs d'asile, qui ne sont pas autorisés à travailler. Enfin l'immigration contribue à retarder le vieillissement de la population, sans toutefois résoudre complètement ce problème à elle seule.

D'autre part, Yves-Marie Laulan, économiste et président de l'Institut de géopolitique des populations, estime le coût annuel de l'immigration en France à 36 milliards d'euros. Son étude, qui prend en compte le différentiel entre les recettes et les dépenses apportées par les immigrés s'appuie notamment sur les travaux des professeurs d'économie Jacques Bicho] et Gérard Lafay avec comme données principales les dépenses en maintien de l'ordre, de la justice, frais de scolarité, de santé, formation professionnelle, logement, coûts supplémentaires dans les quartiers dits « sensibles », les aides sociales diverses ou le regroupement familial.

*  Ces calculs rejoignent en partie ceux plus anciens de Maurice Allais, prix Nobel d´économie 1988. Celui-ci a calculé que, lorsqu'un travailleur immigré entre dans un pays, il faut consacrer une épargne quatre fois supérieure à son salaire annuel pour construire les équipements (école, logement, hôpital...) dont il a besoin, charge relevant en France de la collectivité.

Intégration des immigrés

Difficultés de l'intégration

Certains groupes d'origine étrangère concentrent un grand nombre de problèmes économiques et sociaux (chômage, scolarisation, délinquance, criminalité).

Ces difficultés ne sont pas nouvelles. La concentration d'immigrés dans certaines zones urbaines, près des frontières ou des bassins industriels, a toujours existé. Ainsi la France de l'ouest et du centre compte peu d'immigrés alors que la France de l'est et du midi en compte beaucoup plus. La présence de ces groupes d'immigrés a toujours suscité des problèmes d'intégration ainsi que des manifestations de xénophobie, qui tendent à s'atténuer dans leurs excès avec le temps.

Facteurs de l'intégration

Toutes les populations anciennes d'immigrants ont réussi à s'adapter à la société française jusqu'à présent.

Ces raisons sont dues:

*  au travail industriel, qui constitua un puissant facteur d'intégration sociale

*  à l'école, par l'éducation à travers les normes et les valeurs françaises et par la formation professionnelle

*  aux associations de migrants, telles que les associations religieuses ou sportives, qui jouent le rôle d'intermédiaires entre les nouveaux arrivants et la société française. Ce facteur est d'ailleurs le plus important facteur de la réussite de l'intégration sociale des immigrants.

*  à l'engagement social, politique et syndical

Ces facteurs sont dits en crise même s'il n'y a pas de crises des associations et que l'intégration est un processus de long terme.

Politique d'immigration

Depuis le milieu du XXe siècle, la France a mis progressivement en place une politique spécifique à l'égard de l'immigration. Le premier instrument normatif important est l'ordonnance du 2 novembre 1945 qui crée l'Office national d'immigration et instaure les cartes de séjour de un, cinq et dix ans.

Après une période au cours de laquelle les pouvoirs publics favorisent l'immigration afin de satisfaire aux besoins de l'économie française dans les années 1960, la crise économique des années 1970 les pousse à mettre en place un contrôle des flux migratoires. Ainsi les circulaires Marcellin-Fontanet, en 1972, lient l'attribution d'une carte de séjour à la possession d'un titre de travail. Valéry Giscard d'Estaing, nouveau président de la République, stoppe les nouvelles immigrations, sauf les regroupements familiaux, et propose une prime au retour (le « million Stoléru »). En 1980, la loi Bonnet, qui durcit les conditions d'entrée sur le territoire français et facilite l'expulsion des immigrés clandestins, déclenche des grèves de la faim et doit être partiellement suspendue.

En 1981, le nouveau pouvoir socialiste procède à une régularisation massive d'immigrés sans papiers, assouplit les conditions de séjour des immigrés en annulant la loi Bonnet et supprime la prime d'aide au retour. Trois ans plus tard, la loi 84-622 instaure un titre unique de séjour de dix ans, dissocié du titre de travail. Dans le même temps le gouvernement propose à nouveau une aide à la réinsertion des travailleurs étrangers dans leur pays d’origine.

Lors du changement de pouvoir en 1986, le ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua, fait adopter par le Parlement la loi n° 86-1025 du 9 septembre 1986, relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France, qui restreint l'accès à la carte de résident et facilite les expulsions d'étrangers en situation illégale. Le 8 octobre, l'expulsion de 101 Maliens déclenche une vague de protestations. En 1988, l'Office national d'immigration devient l'Office des migrations internationales.

En 1989, la loi Pasqua est en partie adoucie. Le premier ministre, Michel Rocard, déclare toutefois l'année suivante que « nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde ». Le gouvernement crée le Haut conseil à l'intégration, organisme consultatif.

Pendant l'été 1996, des manifestations en faveur de la régularisation des sans-papiers aboutissent à l'occupation de plusieurs bâtiments publics. En août, la police expulse par la force des Africains qui occupent l'église Saint-Bernard, à Paris. En avril 1997, la loi Debré est promulguée après un mouvement soutenu notamment par des réalisateurs de cinéma.

Peu après, le nouveau gouvernement de Lionel Jospin lance un nouveau processus de régularisation d'étrangers en situation irrégulière.

Le 26 novembre 2003, la loi relative à la maîtrise de l'immigration, au séjour des étrangers en France et à la nationalité renforce la lutte contre l'immigration clandestine, subordonne la délivrance de la carte de résident à un critère d’intégration et restreint l'application du système dit de la « double peine ».

Pendant ce temps, l'immigration est traitée de plus en plus au niveau de l'Union européenne, qui adopte ainsi en 2003 une directive sur le regroupement familial et tente d'harmoniser les politiques d'immigration des pays membres. La directive 2003/9/CE du Conseil du 27 janvier 2003 fixe des normes minimales pour l'accueil des demandeurs d'asile dans les États membres, tout en leur laissant une grande de manœuvre.

Voir aussi

*  Immigration

*  Démographie de la France

*  Chiffres de population en France

*  Sans-papiers

*  Asile politique

*  Migration

*  Droit d'asile


HISTOIRE

*  Généralités : Colonies françaises 

*  Antiquité :

*  Généralités :Gaule cisalpine – Gaule romaine – Empire des Gaules

*  Événements : Guerre des Gaules

*  Personnages : Vercingétorix – Jules César – Sainte Geneviève – Aetius

*  Moyen Âge (de 476 à 1450):

*  Généralités : Loi salique – Mérovingiens – Carolingiens – Féodalité – Capétiens – Littérature du Moyen-Âge

*  Événements : – Serments de Strasbourg – Traité de Verdun – Guerre de cent ans

*  Personnages : Clovis – Charles Martel – Charlemagne – Jeanne d'Arc

*  Époque moderne (jusqu’en 1789) :

*  Généralités : Renaissance – Réforme – Contre-Réforme – Sainte Ligue

*  Événements : Guerres d'Italie – Guerres de religion – Massacre de la Saint-Barthélemy

*  Personnages : François Ier – Henri IV – Sully – Louis XII – Louis XIV – Cardinal de Richelieu – Voltaire – Montesquieu

*  Époque contemporaine (de 1789 à 1945) :

*  Généralités : Révolution française – Consulat – Premier Empire – Troisième République – Séparation des Églises et de l'État – Entre-deux-guerres – Front populaire – Gouvernement de Vichy – Collaboration – France Libre

*  Événements : Prise de la Bastille  – Affaire Dreyfus – Première Guerre mondiale – Seconde Guerre mondiale –

*  Personnages : Louis XVI – Robespierre – Napoléon Ier – Jules Ferry – Léon Blum – Philippe Pétain – Jean Moulin

*  Époque contemporaine (depuis 1945) :

*  Généralités : La France depuis 1945 – Traité de Rome – Cinquième république – Communauté européenne du charbon et de l'acier – Euro

*  Événements : Guerre d'Algérie – Guerre d'Indochine – Accords d'Évian – Mai 1968

*  Personnages : Jean Monnet – Charles de Gaulle – Georges Pompidou – François Mitterrand

Voir également : http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_France


 

LES REGIONS